- Une relation contient un abonnement, plus un droit de message, plus une place dans un plafond.
- Trente mille relations maximum, non négociable. Abonnés illimités.
- Suivre ne touche à aucun quota d’invitations, donc à aucun motif de restriction.
Ce que fait chaque bouton
La confusion vient de ce que les deux gestes se ressemblent à l’écran et n’engagent pas du tout la même chose. Le plus simple est de les décomposer.
| Se connecter | Suivre | |
|---|---|---|
| Accord nécessaire | Oui, l’invitation doit être acceptée | Non, effet immédiat |
| Réciprocité | Les deux se suivent mutuellement | À sens unique |
| Droit de message direct | Oui | Non |
| Plafond | 30 000, non modifiable | Aucun |
| Consomme le quota d’invitations | Oui | Non |
| Notification chez la personne | Oui, une invitation à traiter | Oui, un nouvel abonné |
Une précision qui simplifie tout le reste : LinkedIn indique que vos relations de premier niveau suivent automatiquement vos posts et vos articles. Une relation n’est donc pas l’alternative à un abonnement, elle le contient. Se connecter, c’est s’abonner, plus obtenir le droit de s’écrire, plus occuper une place dans un plafond.
Trente mille d’un côté, aucun de l’autre
LinkedIn limite le nombre de relations de premier niveau à trente mille, et indique que cette limite ne peut être ni augmentée ni modifiée pour aucun membre. La raison donnée est technique : les très grands réseaux dégradent la fiabilité du site.
Ce qui arrive au plafond mérite d’être connu avant d’y arriver. Vous ne pouvez plus ni envoyer ni accepter d’invitations tant que vous n’avez pas retiré des relations existantes. Le compte n’est pas bloqué, mais il devient un réseau à somme nulle : chaque nouvelle relation en coûte une ancienne.
Le nombre d’abonnés, lui, est illimité. LinkedIn le présente comme la réponse aux grandes audiences.
Pour un compte personnel, trente mille est un horizon lointain. Pour un compte de prospection qui tourne plusieurs années, c’est un chiffre atteignable, et c’est l’une des raisons pour lesquelles un dispositif sérieux repose sur plusieurs comptes plutôt que sur un seul. La limite hebdomadaire d’invitations, que l’on rencontre bien avant ce plafond, est détaillée dans notre article sur la limite d’invitations.
Quand le bouton Suivre passe devant
Sur certains profils, le bouton principal n’est pas « Se connecter » mais « Suivre ». Ce n’est pas un état particulier du compte, c’est un réglage que n’importe qui peut activer, dans l’onglet Visibilité, section Abonnés, en faisant passer sur Oui l’option qui fait de Suivre l’action principale.
Le point important, et il coûte des opportunités tous les jours : l’invitation reste possible. Elle est déplacée sous le bouton Plus du profil, pas supprimée. Beaucoup de gens concluent que ces profils sont inaccessibles et passent leur chemin, alors qu’il s’agit de deux clics supplémentaires.
Le réglage lui-même donne peut-être une indication. Quelqu’un qui a mis Suivre en avant reçoit souvent beaucoup d’invitations, et c’est une hypothèse raisonnable qu’il en laisse une partie sans réponse. Une invitation à ce profil risque donc davantage de rester en attente, et les invitations en attente sont l’un des trois motifs de restriction que LinkedIn nomme.
Suivre ne consomme aucun quota
C’est la propriété la plus utile de l’abonnement. Suivre quelqu’un ne passe par aucune invitation. Le geste n’entre donc ni dans le plafond hebdomadaire, ni dans le stock d’invitations en attente, ni dans aucun des motifs de restriction documentés.
Il produit pourtant une notification chez la personne. Comme la consultation de profil, c’est un geste gratuit et sans risque pour le compte, avec une différence : il laisse une trace durable. La personne apparaîtra dans votre fil, et vous dans sa liste d’abonnés.
La conséquence opérationnelle est directe : quand le plafond hebdomadaire d’invitations est atteint, la campagne n’est pas à l’arrêt. Consulter les profils et s’abonner reste possible, sans aucun risque pour le compte, et prépare les invitations de la semaine suivante. C’est une des rares choses utiles à faire pendant une restriction, à l’inverse du retrait d’invitations en attente, qui ne lève rien et coûte trois semaines par personne retirée.
Le bon geste selon la situation
- Vous voulez pouvoir écrire. Il faut une relation, donc une invitation. Aucun abonnement ne donne le droit de message direct.
- La personne est très sollicitée, ou son bouton principal est Suivre. Suivez d’abord. L’invitation ensuite, quelques jours plus tard, arrive chez quelqu’un dont vous êtes déjà un abonné.
- Votre plafond hebdomadaire est atteint. Suivez, consultez, préparez. Aucun de ces gestes ne touche à la restriction en cours.
- Vous voulez seulement suivre un marché. L’abonnement suffit, et il évite d’occuper une place dans les trente mille.
Ces deux gestes n’ont de valeur que combinés à ce qui vient après : le message. Nous détaillons ce que change une invitation écrite par quelqu’un dans notre article sur la demande de connexion, et notre façon de mener la séquence complète sur la page de notre offre.
Questions fréquentes
Se connecter envoie une invitation qui doit être acceptée, et crée une relation réciproque avec le droit de s’écrire directement. Suivre est unilatéral, ne demande aucune approbation, et donne seulement accès aux publications publiques de la personne.
Trente mille relations de premier niveau, et pas une de plus. Aucun abonnement ni aucune demande au support ne relève ce plafond, que LinkedIn justifie par la stabilité technique de la plateforme.
Les invitations se bloquent dans les deux sens, envoyées comme reçues. Pour en accepter une nouvelle, il faut d’abord supprimer une relation existante : le compte continue de fonctionner, mais son réseau ne grandit plus.
Non, aucune. C’est ce qui fait de l’abonnement l’outil adapté aux profils dont l’audience dépasse ce qu’un réseau de relations peut contenir.
Oui, c’est automatique : toute relation de premier niveau voit vos posts et vos articles sans avoir à cliquer sur Suivre. Inutile donc de suivre en plus quelqu’un avec qui vous êtes déjà connecté.
Non, les deux compteurs sont séparés. Vous pouvez suivre autant de profils que vous voulez pendant une semaine où le plafond d’invitations est atteint, sans aggraver la situation du compte.
Par le bouton Plus du profil, où l’option Se connecter a simplement été rangée. Le propriétaire du compte a choisi de mettre Suivre en avant, il n’a pas fermé la porte aux invitations.
C’est souvent utile. L’abonnement génère une notification, ne coûte rien et ne comporte aucun risque, ce qui en fait un premier signal avant une invitation. Il est particulièrement pertinent quand le plafond hebdomadaire d’invitations est atteint.