- Un compte gratuit ne prospecte pas. Trois invitations personnalisées par mois, et un quota de recherche.
- Payer desserre la recherche, ouvre les InMails et la personnalisation. Trois contraintes sur quatre.
- La quatrième, le plafond d’invitations, ne s’achète pas. C’est elle qui décide de tout le reste.
Ce qu’un compte gratuit ne peut pas faire
Avant de comparer des offres, il faut voir ce qui bloque réellement. Sur un compte gratuit, deux plafonds arrêtent une campagne de prospection, et aucun des deux n’est une question de confort.
Le premier est la personnalisation des invitations. LinkedIn indique qu’un membre gratuit peut ajouter un message personnalisé à trois demandes de connexion maximum par mois. La quatrième part sans note. Or une invitation sans note se fait nettement moins accepter, et le taux d’acceptation est ce qui protège le compte autant que ce qui produit les conversations.
Le second est la limite d’usage commercial sur la recherche. Elle plafonne le nombre de recherches de profils et de consultations dans le mois, et LinkedIn n’en publie pas le chiffre. Sans recherche, pas de liste ; sans liste, pas de campagne. Nous détaillons son fonctionnement dans notre article sur la recherche LinkedIn.
Ce que chaque niveau lève
Voici la comparaison utile : non pas les fonctionnalités annoncées, mais les contraintes effectivement levées, telles que la documentation de LinkedIn les décrit.
| Contrainte | Gratuit | Premium | Sales Navigator |
|---|---|---|---|
| Invitations personnalisées | 3 par mois | Illimitées | Illimitées |
| Limite d’usage commercial en recherche | Appliquée | Relevée à partir de Premium Business | Relevée |
| Crédits InMail | Aucun | 15 par mois sur Premium Business | 50 par mois, cumul plafonné à 150 |
| Activer Open Profile | Non | Oui | Oui |
| Navigation privée en gardant sa liste de visiteurs | Non | Oui, 90 jours | Oui, 90 jours |
| Plafond hebdomadaire d’invitations | Appliqué | Appliqué | Appliqué |
La contrainte qui ne s’achète pas
Regardez la dernière ligne du tableau. Toutes les autres se desserrent avec de l’argent. Celle-là, non.
On peut payer pour chercher plus, écrire plus et se montrer plus. On ne peut pas payer pour inviter plus.
Aucune page d’assistance de LinkedIn ne documente un plafond d’invitations relevé pour un abonnement payant. Et la page consacrée à la limite atteinte va plus loin : elle indique que la restriction ne peut être ni supprimée ni raccourcie, y compris par le support. Un abonnement Sales Navigator, qui dépasse mille euros par an, ne change rien à une semaine d’arrêt.
C’est asymétrique, et c’est logique du point de vue de la plateforme. Les recherches et les InMails sont des ressources dont LinkedIn contrôle le coût et qu’il peut vendre. Les invitations sont un coût imposé aux autres membres : chacune arrive dans la boîte de quelqu’un qui n’a rien demandé. Vendre plus d’invitations reviendrait à vendre le droit d’encombrer ses propres utilisateurs, ce qui dégraderait le produit qu’il vend par ailleurs.
Pourquoi le volume vient des comptes
Cette asymétrie a une conséquence directe sur la façon dont se construit une prospection LinkedIn sérieuse, et elle explique pourquoi les dispositifs qui fonctionnent se ressemblent tous.
Si le plafond d’invitations ne se relève pas, il n’existe que deux façons de dépasser le volume d’un compte. Automatiser, pour envoyer plus vite dans la même fenêtre, ce qui déclenche le motif de restriction que LinkedIn associe à la suspension du compte. Ou multiplier les comptes, chacun tenu nettement sous son seuil.
La seconde voie coûte plus cher, puisqu’il faut une licence par compte émetteur, et qu’une licence est nominative. C’est un poste de budget à chiffrer dès le départ : on compte volontiers le temps commercial et l’outil, plus rarement les abonnements multipliés par le nombre d’émetteurs.
C’est aussi ce qui rend le calcul intéressant à faire complètement. Une fois additionnés les abonnements, le temps passé et la rampe de compétence, la comparaison avec un prestataire qui porte déjà cette structure change souvent de conclusion. Nous détaillons ce calcul dans notre article sur l’externalisation de la prospection.
Que payer, selon ce que vous faites
- Vous prospectez régulièrement. Sales Navigator, pour la recherche et les crédits. Le reste des formules vous laissera buter sur le quota de recherche au milieu du mois.
- Vous contactez quelques personnes par mois, ciblées. Une formule Premium suffit largement : elle lève la personnalisation des invitations, qui est le blocage réel, et donne quelques crédits InMail pour les cas où l’invitation ne passe pas.
- Vous voulez surtout être trouvé. Premium pour Open Profile et la liste des visiteurs. Nous expliquons ce que celle-ci vaut, et ce que la navigation privée coûte sur un compte gratuit, dans notre article sur le mode privé LinkedIn.
- Vous voulez du volume. Aucun abonnement ne le donnera. La question devient combien de comptes vous pouvez opérer, et par qui. Nous expliquons comment nous répartissons le volume entre plusieurs comptes.
Pour le budget, retenez la structure plutôt que le tarif : trois personnes qui envoient, ce sont trois licences Sales Navigator, chacune au-dessus de mille euros par an. C’est ce multiplicateur, plus que le prix exact, qui décide du coût d’une prospection menée en interne.
Questions fréquentes
Pour une prospection régulière, oui. Un compte gratuit ne peut personnaliser que trois invitations par mois et se heurte à une limite mensuelle de recherche. Ce sont deux blocages qui rendent une campagne impraticable, indépendamment de la qualité du travail.
Les invitations personnalisées en illimité, la possibilité d’activer Open Profile, et la conservation de la liste des visiteurs de votre profil sur quatre-vingt-dix jours même en navigation privée, qui n’est pas possible sur un compte gratuit.
LinkedIn cite Premium Business, Recruiter Lite et Sales Navigator comme augmentant les volumes de recherche et de consultation de profils.
Cinquante par mois sur Sales Navigator, et LinkedIn précise que ce nombre est identique sur les versions Core, Advanced et Advanced Plus, avec un cumul plafonné à cent cinquante. Premium Business en donne quinze par mois.
Rien dans la documentation de LinkedIn ne l’indique, pour Premium, Premium Business ou Sales Navigator. Et une restriction d’invitations se lève de la même façon quel que soit le niveau payé : en attendant la fin du délai, sans recours auprès du support.
Sales Navigator si vous prospectez, pour les filtres de recherche, les alertes et les crédits InMail. Premium Business si votre usage relève surtout de la visibilité et du réseau. La différence n’est pas de degré, c’est une interface différente construite pour un métier différent.
Le montant dépend de votre pays, de votre devise et du choix entre paiement mensuel ou annuel. Retenez l’ordre de grandeur utile au budget : Sales Navigator dépasse mille euros par an et par licence. Le prix exact s’affiche sur la page d’abonnement de votre propre compte.
Non, les licences sont nominatives et attachées à un compte. C’est un point à intégrer au budget : le coût se multiplie par le nombre de personnes qui envoient, pas par le nombre de campagnes.