- Le réglage est réciproque. Le désactiver vous prive du signal sur vos propres messages.
- Aucune confirmation de lecture sur un InMail. LinkedIn ne l’affiche jamais à l’expéditeur.
- « Lu sans réponse » n’est pas « pas vu ». Ce sont deux situations, et deux relances.
Les quatre règles de la confirmation de lecture
Le mécanisme est simple à décrire et mal connu dans le détail. Quand le destinataire ouvre votre message, une petite photo de profil apparaît en regard de celui-ci. Un indicateur de saisie signale par ailleurs qu’une personne est en train de répondre. La fonction est active par défaut.
Quatre règles décident de ce que vous voyez. Quand le signal manque, l’une d’elles en est presque toujours la raison.
- C’est le réglage du destinataire qui décide de ce qu’il vous montre. S’il a désactivé la fonction, vous ne saurez jamais s’il a ouvert votre message, quel que soit votre propre réglage.
- Le réglage est réciproque. LinkedIn est explicite : si l’option est désactivée, « personne dans la discussion, y compris vous, ne peut voir si les messages ont été lus ou si quelqu’un est en train de taper une réponse ». Se rendre invisible, c’est se rendre aveugle.
- Les InMails en sont exclus. LinkedIn indique que les confirmations de lecture et les indicateurs de saisie ne s’affichent pas pour les expéditeurs de messages InMail. Aucun réglage ne change cela.
- Une demande de message attend d’être acceptée. Quand votre message arrive chez quelqu’un sous forme de demande, LinkedIn n’affiche la confirmation de lecture qu’une fois la demande acceptée. Tant qu’elle est en attente, l’absence de signal ne dit rien de la lecture.
Le chemin pour modifier le réglage, si vous voulez vérifier le vôtre : votre photo de profil, puis Préférences et confidentialité, puis Confidentialité des données, et dans la section Expérience de messagerie, Indicateurs de réception et de saisie.
L’angle mort de l’InMail
La troisième règle mérite qu’on s’y arrête, parce qu’elle a une conséquence financière directe. Un InMail coûte un crédit. Et il vous prive du seul retour que la messagerie fournit sur un message envoyé.
Vous payez pour envoyer, et vous ne saurez pas si c’est arrivé quelque part.
Concrètement, un InMail sans réponse est indéchiffrable. Vous ne pouvez pas savoir s’il n’a pas été ouvert, ce qui mettrait en cause l’objet et le moment d’envoi, ou s’il a été lu et écarté, ce qui mettrait en cause le message lui-même. Les deux diagnostics appellent des corrections opposées, et vous n’avez pas de quoi trancher.
Une invitation acceptée suivie d’un message ordinaire ne coûte rien et vous rend ce signal. C’est un argument de plus, moins évident que le prix ou le volume, en faveur du parcours par l’invitation. Nous comparons les deux canaux point par point dans notre article sur l’InMail et le message classique.
« Lu sans réponse » n’est pas un échec
C’est le contresens le plus fréquent en prospection. Un message lu et resté sans réponse est vécu comme un rejet, et traité comme tel : on abandonne, ou on renvoie la même chose en espérant mieux. Les deux réactions sont mauvaises, parce que le signal dit quelque chose de précis.
Un message lu signifie que trois choses ont fonctionné. La personne était joignable. Le moment d’envoi n’était pas absurde. Et la première ligne, celle qui apparaît dans l’aperçu, a suffi à faire ouvrir. Il ne reste qu’une chose à corriger, le contenu du message, alors que dans le cas d’un message non lu, tout reste à vérifier.
| Ce que vous voyez | Ce qui est en cause | Ce qu’on change |
|---|---|---|
| Pas lu, plusieurs jours | La joignabilité, le moment, ou la cible elle-même | Le créneau d’envoi, puis la liste. Pas le texte. |
| Lu, pas de réponse | Le message. Il a été vu et écarté. | L’angle et la demande. Un élément nouveau, pas une répétition. |
| Lu, indicateur de saisie, puis rien | La personne a commencé à répondre et s’est arrêtée | Rien pendant deux jours. C’est le seul cas où attendre est actif. |
| Aucun signal disponible | Réglage du destinataire, InMail, ou demande de message pas encore acceptée | On relance à l’aveugle, donc plus espacé et plus court. |
Deux états, deux relances
La conséquence pratique est qu’une séquence de relance unique, envoyée à tout le monde au même rythme, gaspille l’information. C’est exactement ce que fait un outil qui déroule ses étapes sans lire le fil : il enverra la relance numéro deux au troisième jour, que le message ait été lu ou non.
Sur un message non lu, la seule variable qui compte est le moment. Renvoyer le même message à une heure différente est légitime, parce que rien ne prouve qu’il ait échoué : il n’a pas encore été jugé. Insister sur le contenu n’a aucun sens.
Sur un message lu et resté sans réponse, la répétition est contre-productive. Le message a été jugé une fois ; le renvoyer, c’est demander le même verdict. La relance utile apporte quelque chose que le premier message n’avait pas : un élément précis sur l’entreprise du destinataire, une question fermée qui coûte dix secondes à répondre, ou une sortie propre du type « si ce n’est pas votre sujet, dites-le-moi et je n’insiste pas ». Nous détaillons ce que les relances rapportent réellement dans notre article sur le mail de relance.
Ce que le signal ne dit pas
Deux prudences, pour ne pas surinterpréter. La première est qu’une lecture n’est pas une attention. Une notification ouverte depuis le mobile dans une file d’attente compte comme une lecture, et ne signifie pas que le message a été lu au sens où on l’entend.
La seconde est que l’absence de signal n’est pas un signal. Une part des destinataires a désactivé la fonction, et ceux-là ne sont pas mécaniquement des prospects froids. Traiter le silence de l’indicateur comme un désintérêt fabrique des faux négatifs, et fait sortir de la séquence des gens qui étaient joignables.
Reste que sur la majorité des conversations, le signal existe et il est gratuit. C’est peu de chose à côté d’un outil de suivi, et c’est beaucoup plus que ce dont dispose n’importe quelle campagne d’e-mails froids, où la mesure d’ouverture est devenue à peu près illisible. C’est l’une des raisons pour lesquelles nous n’opérons qu’un canal, et nous l’expliquons sur notre page agence de prospection LinkedIn.
Questions fréquentes
Regardez sous votre dernier message : si la miniature du destinataire y figure, il l’a ouvert. Ce retour n’existe que si vous avez tous deux laissé la fonction active, et ne s’affiche ni pour un InMail ni pour une demande de message pas encore acceptée.
Quatre causes possibles. Le destinataire a désactivé la fonction. Vous l’avez désactivée vous-même, ce qui vous prive aussi de celle des autres. Vous avez envoyé un InMail, pour lequel LinkedIn n’affiche jamais de confirmation de lecture à l’expéditeur. Ou votre message est arrivé comme une demande de message que la personne n’a pas encore acceptée : la confirmation ne s’affiche qu’après acceptation.
Oui. Couper la fonction masque vos lectures à vos interlocuteurs, mais vous empêche aussi de voir les leurs, et l’indicateur de saisie disparaît dans les deux sens.
Depuis votre photo de profil : Préférences et confidentialité, puis Confidentialité des données, puis dans Expérience de messagerie, Indicateurs de réception et de saisie. Le réglage se fait avec un simple bouton.
Non, jamais côté expéditeur, et aucun abonnement ni réglage n’y change quoi que ce soit. Un InMail sans réponse ne dit donc pas s’il a été ignoré ou simplement pas ouvert, ce qui pèse en faveur de l’invitation quand on veut piloter une campagne.
Oui, dans les mêmes conditions : si vous avez tous les deux la fonction active, la lecture est visible dans les deux sens. C’est le prix du signal, et c’est ce qui rend la désactivation coûteuse pour qui prospecte.
En désactivant les confirmations de lecture, oui, mais vous perdez alors l’information sur vos propres messages. Sur un compte de prospection, l’échange est rarement avantageux.
Le traiter différemment d’un message non lu. Un message lu sans réponse indique que l’accroche n’a pas convaincu, pas qu’elle n’a pas été vue : renvoyer la même chose sous une autre forme ne sert à rien, il faut changer d’angle ou apporter un élément nouveau.